Plongée au cœur du programme POPAmphibiens de la SHF ; un protocole d’observations fascinantes et recensements avec Méridie !
Président et Trésorier
Pierre Varly, Thomas Garrigues
Chers amis de la biodiversité,
Une très belle année à tout le monde !
Chez Méridie, la préservation de la faune est au cœur de notre engagement. C’est pourquoi nous sommes ravis de partager avec vous les coulisses d’une journée de formation cruciale : celle dédiée au protocole d’observations et recensement des amphibiens et reptiles.
Voir la vidéo :
Les programmes POPAmphibiens et POPReptiles ont été mis au point par la Société Herpétologique de France (SHF). Participer aux programmes POP peut se faire n’importe où, pourvu qu’il y ait des amphibiens et reptiles dans votre zone de prospection. Cela sera sans aucun doute une expérience enrichissante (si vous n’avez pas d’appréhension pour approcher ces animaux ), pour vous et pour la science en générale. Vous serez alors impliqué dans la Science participative qui permet à chaque citoyen qui veut œuvrer pour l’environnement d’apporter sa pierre à l’édifice des connaissances sur la nature… Et vous serez alors un acteur précieux, aux côtés de notre trésorier et herpétologue émérite, Thomas Garrigues, impliqué entre autres dans l’inventaire de l’herpétofaune de l’île de France.
Malgré ces couleurs vives, cette salamandre jaune et noire est parfaitement inoffensive pour l’humain. Cependant, ses couleurs aposématiques (couleurs vives = toxique) préviennent les potentiels prédateurs (couleuvres, échassiers, sangliers, renards, …) de la présence de son venin qui la rendra impropre à la consommation.
Saviez-vous qu’en France, nous comptons 36 espèces de batraciens et 32 espèces de reptiles ? Des populations malheureusement en fort déclin en raison de la destruction des habitats, de la pollution et du réchauffement climatique.
Qu'est-ce que le protocole POP en France ?
Le protocole POP est un outil essentiel pour le recensement de ces populations. Il permet de suivre une méthodologie rigoureuse pour collecter des données fiables appliquées à une cartographie via l’outil GeoNature.
Identification des sites d’échantillonnage : Choisir des zones précises sur une carte pour les futures observations.
Premiers passages : Effectuer des visites en début de saison de reproduction (février-mars) pour observer les espèces présentes.
Saisie des données : Enregistrer les espèces observées et déterminées dans l’un des deux programmes Amphibiens ou Reptiles pour lequel vous participez. Joindre des photos de bonne qualité (nettes) si possible, surtout si vous n’êtes pas certains de la détermination de l’espèce. C’est la condition sine qua non pour réaliser une étude de qualité !
Comment se comporter avec les animaux rencontrés pendant l’inventaire (et en général) ? Ce que dit la loi…
Un point crucial est a rappeler : depuis l’arrêté de janvier 2021, toutes les espèces de reptiles et d’amphibiens sont protégées en France. Il est donc impératif de disposer des autorisations nécessaires (via le formulaire Cerfa validé par la préfecture) pour toute manipulation, même minime. Les amendes peuvent être très lourdes, allant jusqu’à 7500 euros !
Formations au protocole POP : un après-midi riche en découvertes !
La SHF organise des formations aux protocoles POP. Le 10 mai 2023, notre association Méridie, représentée par son président, Pierre Varly, et son épouse, notre blogueuse émérite Joreen, a eu l’opportunité de suivre une formation de pointe organisée par la SHF. Cette journée fut une immersion totale dans l’herpétologie – la science fascinante des batraciens et reptiles.
Nous avons eu la chance d’observer, grâce à la dextérité du personnel, plusieurs espèces : couleuvres à collier helvétiques (aux mœurs semi-aquatiques) et des couleuvres verte et jaune, avec leur posture défensive caractéristique, redressées à la manière d’un cobra.
Pour ce qui est des amphibiens, nous avons surtout croisés des grenouilles rieuses, majoritaires en France, mais malheureusement aucune rainette ; une espèce de plus en plus difficile à observer dans nos régions !
Les données sont ensuite restituées par la SHF dans des publications de synthèses très bien présentées, avec des éléments statistiques qui feraient rougir le Président de MeridiE, brillant statisticien.
Des rencontres inspirantes et un engagement renforcé
Cette formation fut aussi l’occasion de faire de belles rencontres : des herpétologues passionnés, des experts ayant voyagé le monde pour étudier les reptiles aux Philippines, notamment les varans et les tortues marines. Des échanges précieux qui rappellent l’importance de la collaboration internationale pour la protection de la biodiversité.
N’hésitez pas à soutenir la Société Herpétologique de France (adhésion à 22 €) ou d’autres associations naturalistes pour contribuer à ces actions vitales.


